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COMPTE-RENDU D’ÉVÉNEMENT | SOMMET 2020 DE LA DÉMOCRATIE DE COPENHAGUE

8 juillet 2020

Le 18 juin 2020, le FEDEM participait au Sommet de la démocratie de Copenhague, qui avait été organisé en ligne pour la première fois de son histoire par la Global Alliances of Democracies. Jerzy Pomianowski, directeur exécutif du FEDEM et trois de nos bénéficiaires du Kosovo, de Bosnie-Herzégovine et d’Arménie ont participé à l’événement.

Jerzy Pomianowski, directeur exécutif du FEDEM, était l’un des intervenants de la table ronde sur le thème United in Democracy We Stand (Ensemble et unis en démocratie, nous résistons). Durant son allocution, il a déclaré que la pandémie de Covid-19 représentait une menace sans précédent pour la démocratie. Partout dans le monde, des gouvernements ont promulgué des lois d’urgence pour faire appliquer le confinement et certains n’hésitent pas à profiter de la crise pour restreindre davantage les activités démocratiques et réduire les critiques au silence.

Comme l’a fait remarquer M. Pomianowski, le FEDEM et d’autres organisations de défense de la démocratie soutiennent la publication d’un document stratégique sur les répercussions de la Covid-19 sur la démocratie dans le monde, lequel document identifie les défis qui ont émergé durant cette période et propose des recommandations sur la meilleure façon de soutenir la démocratie à court terme.

M. Pomianowski a énuméré quelques-unes de ces menaces, notamment le recours excessif à la violence par les forces de sécurité, comme la répression des révoltes dans les prisons iranienne ; l’interruption ou la manipulation des élections, comme en Russie ; les mesures répressives opportunistes sur les opposants politiques, observées au Liban, au Kazakhstan et en Turquie, pour n’en citer que quelques-uns ; le durcissement de la censure et des menaces à l’égard des médias indépendants ; la désinformation accrue, doublée d’une « infodémie » de campagnes de désinformation néfastes. M. Pomianowski a souhaité faire écho à Vĕra Jourová, vice-présidente de la Commission européenne désignée au portefeuille des valeurs et de la transparence, qui avait déclaré observer une « hausse des événements de nature à affaiblir nos démocraties et par là-même notre capacité à réagir à la crise ».

M. Pomianowski a également évoqué la recrudescence préoccupante de discrimination à l’égard des minorités telles que les communautés LGBT+ dans de nombreux pays, notamment en Géorgie et en Arménie, à l’égard des réfugiés syriens et des Roms, ainsi qu’une aggravation des violences fondées sur le sexe partout dans le monde pendant la période de confinement. D’autres menaces encore viennent noircir le tableau, notamment le renforcement d’une gouvernance technocratique et de la corruption du secteur public.

En conclusion M. Pomianowski a déclaré que se relever durablement de cette épreuve exigera des programmes de soutien à la démocratie capables de bâtir de robustes organisations de la société civile en mesure de surmonter les défis complexes observés dans leur société, de demander des comptes et d’exiger la transparence de leur gouvernement, et enfin de contenir la corruption et le détournement des aides.

« Si au sein de l’Union européenne nous avons foi dans les valeurs démocratiques, nous pourront les défendre ailleurs mais si nous cessons de croire en elles, notre crédibilité en pâtira et nous ne serons plus en mesure de soutenir la démocratie. »

Lavdim Hamidi a participé à la réunion de groupe intitulée Keeping Democracy Activism Alive during COVID-19. Sharing your Story. (Maintenir l’activisme démocratique en vie pendant la COVID-19 : Témoignages) Lavdim Hamidi est un journaliste primé, avec une extraordinaire expérience en journalisme d’investigation, en particulier dans le domaine des marchés publics. Fondateur du tout nouveau média en ligne indépendant au Kosovo* frontonline.net, il n’a de cesse de dénoncer les infractions à la législation relative aux marchés publics, déterminé à informer la population lorsque l’argent public est dilapidé et dépensé à mauvais escient et à réaliser des reportages d’actualités sur les affaires courantes.

« Pendant la pandémie, Front Online a maintenu la pression sur le gouvernement, révélant comment le ministère de la Santé avait acheté des médicaments et du matériel sans respecter la législation relative aux marchés publics. »

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Durant la réunion de groupe Elections and Disinformation Keeping on the Democratic Track during COVID-19 (Élections et désinformation : Rester sur la voie de la démocratie pendant la crise de COVID-19), Darko Brkan, directeur de Zasto Ne, un site Web de vérification des faits, a pris la parole. Avec la crise de Covid-19, M. Brkan et son équipe font face à des niveaux sans précédent de fausses informations et de désinformation. Ils ont à cet effet intensifié leurs activités pour lutter contre ce fléau en cette période de grande vulnérabilité.

« Nous avons rencontré des niveaux de désinformation sans précédent pendant la pandémie. Nous avons quadruplé le nombre de vérifications et avons enregistré une hausse de 800 % du volume de fréquentation de notre site. Les Balkans occidentaux se trouvent dans une zone géopolitique délicate et nous devons être vigilants face à l’influence, directe et indirecte, de la Russie. »

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Anna Nikoghosyan est intervenue à la table ronde Ensuring Women’s Rights during a Pandemic (Préserver les droits des femmes en situation de pandémie). Mme Nikoghosyan, co-fondatrice de FemHouse, une association établie à Erevan, en Arménie, est depuis longtemps engagée dans les mouvements de défense des féministes et des homosexuels. Mais c'est son Master en Genre, Sexualité et Culture qu'elle a pu suivre à l'université de Manchester grâce à la prestigieuse bourse Chevening financée par le Ministère britannique des Affaires Étrangères et du Commonwealth, qui a fini de la convaincre de la nécessité de transférer toutes ses connaissances vers son pays natal, l'Arménie.

« Pendant la crise de Covid-19, les femmes victimes de violence vivent sous le contrôle permanent de leur agresseur. Elles n’ont pas accès aux canaux habituels de communication, ni aux transports qui leur permettrait de se rendre dans les commissariats pour demander de l’aide. »

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